Les 10 espèces menacées d'extinction
Le requin-taupe
Le requin taupe est un requin puissant, de taille
moyenne et grand migrateur. Sa viande et ses nageoires sont très
prisées sur le marché international.
Le WWF demande aux gouvernements de l’inscrire à l’Annexe II de la Convention.
L’aiguillat commun
L’aiguillat
commun est un requin plus mince et plus petit, portant de petites
taches blanches. Il peut atteindre un mètre de long et voyage en
groupe. On le trouve dans les eaux froides et côtières des quatre coins
du globe. Plus connu sous le nom de saumonette, il est utilisé dans les
fish and chips anglais. En Allemagne, sa chair est fumée et très prisée.
Le WWF demande aux gouvernements de l’inscrire à l’Annexe II de la Convention.
Le poisson-scie
Les
populations des sept espèces de poissons-scies ont toutes drastiquement
diminué. Ces poissons sont vendus vivants aux aquariums publics. La
viande et leurs nageoires sont également consommées et leur museau en
forme de scie est souvent vendu comme souvenir ou comme arme
décorative. Cette espèce est également utilisée en médecine
traditionnelle.
Le WWF demande aux gouvernements de l’inscrire à l’Annexe I de la Convention.
Le Tigre
En
plus des menaces constantes qui pèsent sur son habitat, une ancienne
menace risque de ressurgir de Chine. Le pays risque en effet de
ré-autoriser le commerce de tigres nés en captivité.
Le WWF demande
aux gouvernements de prendre des mesures communes pour stopper toute
forme de commerce de tigres, particulièrement en Chine, et d’augmenter
ses efforts de surveillance partout en Asie.
Les rhinocéros d’Asie
Chassées
depuis toujours pour sa corne, ingrédient fortement prisé dans la
médecine traditionnelle asiatique, les populations de rhinocéros sont
aujourd’hui décimées par la destruction de leur habitat forestier.
Le
WWF demande aux gouvernements de faire des efforts pour faire appliquer
la loi et d’aider des pays comme le Népal à faire cesser le braconnage.
Le corail rouge et rose
Un
joyau provenant des récifs des atolls, cette espèce est la plus chère
parmi les coraux précieux. Le corail rose est pêché depuis 5000 ans
pour la bijouterie et la décoration. La surexploitation et la
destruction de colonies entières suite à l’utilisation de méthodes de
pêche destructrices et au dragage des sols ont entraîné une diminution
sévère des populations de coraux.
Le WWF demande aux gouvernements d’inscrire toutes les espèces de corail rouge et rose à l’Annexe II de la CITES.
L’anguille européenne
L’anguille
européenne vit dans les écosystèmes côtiers et les eaux douces à
travers toute l’Europe, et ce y compris dans les pays méditerranéens.
Les stocks ont dramatiquement diminué dus à la perte d’habitats en eaux
côtières et intérieures, à la pollution des eaux, aux barrages, au
transfert de parasites et de maladie, mais aussi à la surpêche et au
braconnage. La demande sur le marché international est énorme, aussi
bien pour les anguilles juvéniles vivantes, élevées en aquaculture en
Asie, que pour la viande très prisée des anguilles « adultes ».
Le
WWF demande aux gouvernements de lutter contre tous les facteurs de
mortalité et d’inscrire cette espèce à l’Annexe II de la Convention .
Les éléphants
Le
braconnage continu et le commerce illégal de l’ivoire à l’échelle
internationale sont stimulés par un trafic effréné, particulièrement
entre l’Afrique et l’Asie. Malgré les accords de la CITES et les
efforts de certains pays, les marchés domestiques sont toujours
florissants. Il est temps de montrer une volonté politique pour fermer
les marchés domestiques d’ivoire non réglementés et illégaux, qui ne
font qu’encourager le braconnage des éléphants.
Les grands singes
Les
populations sauvages de grands singes (gorilles, chimpanzés, bonobos et
orangs-outangs), continuent de décliner de façon dramatique. Elles sont
notamment menacées par les effets combinés du commerce illégal
d’animaux vivants, principalement comme animaux de compagnie, du
braconnage pour la viande, de la destruction et de la fragmentation de
leur habitat.
Le WWF demande aux gouvernements et à la CITES de
mettre un terme à ce commerce illégal, en commençant par garantir
l’application effective des lois existantes et de peines adéquates.
L’acajou à grande feuille
Le
commerce international de cette précieuse essence d’arbre présente dans
les forêts tropicales d’Amérique centrale est réglementé depuis 2002.
L’inscription à l’Annexe II de cette espèce fait suite au déclin des
populations ainsi qu’à l’abattage et au commerce illégaux. Seul un pays
exporte toujours de grandes quantités d’acajou : le Pérou. Cinq ans
après, la situation est toujours la même. Une action conjointe est
nécessaire.
Notes
Les espèces sont répertoriées dans trois annexes suivant le niveau de menace qui pèse sur elles :
-
l’annexe I comprend des espèces menacées d’extinction, qui sont ou
pourraient être affectées par le commerce international. Ce commerce
est le plus souvent interdit ;
- l’annexe II comprend des espèces
qui ne sont pas actuellement menacées d’extinction mais qui
risqueraient de le devenir si leur commerce international n’était pas
réglementé, ainsi que les espèces qui leur ressemblent. Leur commerce
international est réglementé par un système de permis ;
- l’annexe
III comprend des espèces ou des populations qu’un pays réglemente sur
son territoire et pour lesquelles il demande l’assistance de la
communauté internationale afin de contrôler ses exportations.
La
conférence des Parties de la CITES se tient pour la première fois dans
un pays membre de l’Union européenne. Elle représentera le plus grand
rassemblement jamais dédié au commerce d’espèces protégées en Europe.
source: WWF
Par Cécile diga, Mercredi 16 Mai 2007 à 16:45 GMT+2 dans Actualité (article, RSS)






