OGM
La guerre entre Greanpeace et les autorités est déclarée
Le 26/07/2006 Greenpeace fut condamnée à retirer de son site les informations concernant leurs champs d’OGM… Deux agriculteurs leur reprochent d’avoir publié sur son site une carte de France indiquant l’emplacement des champs sur lesquels ils cultivent du maïs génétiquement modifié dans un but commercial. (La carte est consultable sur le site de Greenpeace International). Pourtant la directive européenne 2001/18 relative aux OGM impose aux Etats membres, la publication de registres publics destinés à informer les citoyens sur les emplacements de cultures d’OGM. La France ne l’a toujours pas fait. Ce retard de trois ans lui vaut d’ailleurs des rappels à l’ordre de la part de l’Union européenne. Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France déclare « Nous sommes condamnés pour avoir publié des informations que la loi impose au gouvernement de fournir au public ! »
Greenpeace réagit en signant sa volonté d'informer les citoyens. Dans la nuit du 27 au 28 juillet, l’association a marqué d'une immense croix un champ de maïs transgénique (cf photo), situé sur la commune de Grézet-Cavagnan en Lot et Garonne, découvert grâce au travail de terrain de ses bénévoles. Arnaud Apoteker affirme : « Symbole et action concrète, ce marquage est le signe que le gouvernement français ne respecte ni la loi européenne qui lui impose d'informer le public sur l'emplacement de ses parcelles OGM, ni ses citoyens- et en particulier les agriculteurs qu'ils privent de moyens de se protéger de la contamination génétique ».Suite à l'action de marquage d'un champ OGM à Grézet-Cavagnan, 6 militants ont passé 28 h en garde à vue. Après une première garde à vue de 24 h, le substitut du procureur d'Agen avait alors annoncé un prolongement de cette garde à vue avec pour argument de "compléter l'enquête".
csource: http://www.greenpeace.org/france/
Par Cécile diga, Mardi 1 Aout 2006 à 11:16 GMT+2 dans Actualité (article, RSS)





